dimanche 12 octobre 2008

Vicky Cristina Barcelona

Vicky et Cristina, deux new yorkaises amies passent un été à Barcelone. L’une (Rebecca Hall) est brune, sur le point de se marier avec un bon parti, sage et peu aventureuse en amour. L’autre (Scarlett Johansson) est blonde, elle vient de quitter son fiancé, elle ne sait pas ce qu’elle veut mais seulement ce qu’elle ne veut pas. Sur place, elles font la connaissance de Juan Antonio (Javier Bardem), un peintre entreprenant et séducteur qui leur propose un week end avec lui. Après cette rencontre, plus rien ne sera comme avant pour les deux amies. Jusqu’au retour de Maria Helena (Penélope Cruz), l’ancienne femme de Juan Antonio, aussi lunatique qu’explosive.
Précédé d’une réputation sulfureuse et très élogieuse dans la presse, ce nouveau film de Woddy Allen risque de décevoir un peu son public. Certes, le film est drôle, enlevé, coloré comme l’Espagne, servi par des interprètes magnifiques. Mais l’on y cherche pourtant en vain l’élégance, la maitrise et même la sensualité de Match Point.
Bien que l’on retrouve dans ce film les dialogues brillants, la frénésie et les thèmes récurrents qui font l’univers si reconnaissable du cinéaste, Woody Allen semble, dans certaines scènes, se contenter d’observer une palette d’acteurs il est vrai de premier plan.
Scarlett Johansson y est sensuelle, inconsistante, Javier Bardem représente le stade ultime du séducteur latin, Penélope Cruz est une tornade qui bouffe chacune des scènes où elle apparait. Entre toutes ces célébrités, Rebecca Hall aurait pu être écrasée. C’est elle au contraire qui joue avec le plus de nuance cette femme écartelée entre son désir de vivre sa passion jusqu’au bout et sa peur de s’écarter des conventions et de la promesse d’une vie surement un peu ennuyeuse mais rassurante. Elle exprime à merveille sa peur de s’engager, son désarroi devant son amant d’un jour, son ennui des mondanités.
Vicky Cristina Barcelona est un spectacle de tous les instants, des dialogues savoureux servis par une distribution prestigieuse, des personnages hauts en couleur, la beauté de Barcelone qui fait écho à celle des protagonistes du film. Cependant, on ne peut se détacher en sortant de l’impression d’avoir assisté à une succession de scènes un peu décousues. Décousues mais brillantes.

samedi 11 octobre 2008

Eden Lake

Le cinéma de genre anglais confirme sa bonne santé en produisant régulièrement des films coup de poing, sans concession et souvent brillants. Eden Lake n’est pas aussi réussi que The Descent dont l’affiche du film se réclame, mais il est d’une noirceur qui ne laisse pas indifférent.
Jenny, interprété par la charmante Kelly Reilly, est une maitresse d’école que son fiancé emmène en week end sur les bords d’un lac. Ils rencontrent une bande d’adolescents bruyants et sans gêne qui, de fil en aiguille, va se montrer de plus en plus agressif, jusqu’au drame.
Eden Lake oppose d’emblée le jeune couple de cadre moyen comme ils se définissent eux même, qui roule en 4x4, possède un GPS et rêve d’un petit chalet dans la campagne, aux autochtones rustres, vraisemblablement pauvres, brutaux, et aux physiques peu engageants. La comparaison aurait pu s’avérer délicate et réductrice si le film avait pris la voie du drame sociale, mais il n’en est rien.
Après une première partie de mise en place un peu longue, Eden Lake suit très vite la trace de Délivrance et des Chiens de paille sur la voie de la chasse à l’homme en pleine forêt et de la victime qui se retourne contre ses agresseurs. Malheureusement la comparaison s’arrête là, car le film est loin de ses prestigieux modèles.
Malgré la très bonne interprétation de Kelly Reilly, le personnage de Jenny trahit cependant un certain manque de cohérence dans ses actes, notamment lorsqu’elle décide de se cacher dans une poubelle nauséabonde (la sortie de la poubelle n’est d’ailleurs pas sans rappeler l’une des scènes de The Descent) ou qu’elle assiste au martyrs de son fiancé plutôt que de s’éloigner pour appeler de l’aide sur son portable. De plus, le rythme du film est souvent coupé par des retours en ville qui, s’ils peuvent apporter quelques éléments d’explications sur les familles et l’environnement des enfants, perturbent cependant le sentiment d’oppression ressenti au sein de la forêt.
Le thème de la délinquance juvénile, voire de la violence la plus extrême chez les groupes d’enfants ou d’adolescents, est un sujet souvent abordé dans le cinéma anglais. D’Orange Mécanique à This is England, du phénomène du hooliganisme aux skins head, la violence chez les jeunes semble être un problème sociétal très présent en Angleterre. Eden Lake aborde les faits de manière brutale, en apportant quelques éléments d’explication (l’influence d’un chef sur une bande de gamins, l’environnement familiale de ces enfants), mais sans proposer vraiment une réflexion poussée sur ce thème.
L’intérêt du film n’est pas dans l’approche psychologique des personnages, mais bien dans leur comportement extrême. D’une scène de torture éprouvante à un final d’une noirceur totale, Eden Lake est un film qui marque. Malgré quelques invraisemblances scénaristiques, la réussite du film tient surtout dans l’interprétation des personnages, Kelly Reilly et la bande de gamins en tête.

mardi 30 septembre 2008

Entre les murs

François Bégaudeau adapte son livre pour un film homonyme réalisé par Laurent Cantet et interprété par l’auteur lui-même, entouré d’élèves d’un collège considéré comme difficile.
On pouvait craindre une peinture sociale réaliste et potentiellement peu cinématographique, à la manière de certains films d’Abdellatif Kechiche, il n’en est rien. Entre les murs, outre ses qualités de témoignage sur le milieu scolaire urbain et sur la société française actuelle en général, se révèle fascinant.
Nous suivons l’année scolaire d’un groupe de professeurs et plus particulièrement d’une classe de français dont le professeur n’est autre que Bégaudeau. Chaque cours est une joute oratoire, et parfois physique, entre des élèves aussi différents dans leurs origines que dans leurs attitudes, et un jeune professeur qui tente tant bien que mal de les comprendre et de leur enseigner sa matière.
Au-delà de la transmission de savoir, il est question de savoir être, de vie en société, de reconnaissance et de respect, choses aussi peu partagées que difficiles à intégrer. Le film évite tout didactisme et démagogie en nous montrant des professeurs qui peuvent être de mauvaise foi, avoir une attitude partiale et qui sont les premiers à juger ces adolescents de manière expéditives (gentils, pas gentils).
Ce quotidien aurait pu être assommant, il est passionnant.
D’un conseil de classe à une leçon d’autoportrait, d’un conseil de discipline au quotidien dans la salle des professeurs, chaque scène est vecteur d’une charge émotionnelle énorme et parfois d’un certain suspens. Le mérite en revient à un scénario intelligent et vivant qui a su intégrer le langage de ces élèves sans le caricaturer ni le dénaturer, et à une interprétation impressionnante, d’autant plus que la plupart des protagonistes sont amateurs.
Entre les murs aborde de vrais problèmes scolaires et d’une manière plus générale sociologiques. Témoin cette élève qui avoue ne rien comprendre de ce qu’on lui enseigne mais qui crains par-dessus tout de se retrouver en techno. Ou cet adolescent d’origine africaine dont les parents ne parlent pas français, qui se fait renvoyer du collège et qui risque d’être également renvoyé au bled. François Bégaudeau et Laurent Cantet posent beaucoup de questions difficiles sans se risquer à apporter de réponses toutes faites et forcement restrictives. Ils évitent l’écueil consistant à magnifier les différences au nom de la beauté de la diversité.
Etre professeur dans ces établissements est passionnant et très difficile. Etre à la fois élève et citoyen français quand on vit dans un milieu modeste et que l’on est à la recherche de son identité aussi. Entre les murs est le constat implacable de ces états de fait.
Ce film n’est ni désespérant ni utopiste, il est utile.

dimanche 28 septembre 2008

Aguirre, la colère de Dieu

C’est en 1972 que Werner Herzog réalisa ce film resté célèbre pour son tournage épique et les démêlés entre deux personnalités hors du commun, le réalisateur et son acteur principal Klaus Kinski. Et en effet, Aguirre est un film où la folie est omniprésente.
En 1560, une troupe de conquistadors part à la recherche du mythique Eldorado. Alors que les soldats s’enlisent dans la forêt, la troupe se divise et un petit groupe est dépêché en reconnaissance en aval du fleuve. Il est placé sous la responsabilité de Pedro de Ursua secondé par Lope de Aguirre, un guerrier ambitieux, machiavélique (au sens premier du terme) et avide de pouvoir. Ce dernier conduira tout le monde à sa perte à force de trahison et de rêve de grandeur.
A la manière du colonel Kurtz dans Apocalypse Now, Aguirre entend bien profiter de l’isolement et des territoires nouveaux que lui offre la jungle pour bâtir un empire dont il serait le seul maitre. A la différence de ses compagnons, ce n’est pas tant la soif de l’or ou un quelconque sentiment religieux qui l’animent, mais bien ce désir de pouvoir que rien ne semble devoir apaiser.
Pour arriver à ses fins, Aguirre ne reculera devant rien. Meurtres (qu’il fait commettre par d’autres), trahisons, parjures, tout est bon pour arriver à son but. Mais plus que la conquête d’un nouvel empire, c’est un voyage à l’intérieur de lui-même qu’il fera, ne trouvant à son arrivée que folie et solitude.
Dès les premières images, Werner Herzog nous fait ressentir toute la pesanteur, la fatigue et la détresse qui pèse sur ces hommes. La jungle est étouffante, le fleuve est menaçant, la nature est hostile pour ces soldats qui, loin de chez eux, se comportent pourtant en terrain conquis. Le réalisateur en profite pour régler quelques comptes avec la religion. Le prêtre résume ainsi des siècles de christianisme quand il déclare à la femme de Pedro de Ursua venue demander son aide face à Aguirre « Afin de mieux servir le Seigneur, l’Eglise a toujours était du coté des puissants ». Ce même prêtre et les soldats espagnols sont horrifiés quand ils découvrent que les indiens n’ont jamais entendu parler de la Bible, pourtant ils n’hésitent pas à faire courir nu un esclave noir afin d’effrayer ces derniers.
Quête mystique et cauchemardesque, voyage au bout de la folie, Aguirre est traversé de moments forts comme le du suicide de la splendide Inez qui s’enfonce dans la jungle face aux indiens, ou la découverte d’un bateau échoué en haut d’un arbre. Le film doit une grande partie de son intensité à l’incroyable interprétation d’un Klaus Kinski totalement habité par son rôle. Un regard halluciné, un tremblement de la mâchoire, une démarche entravée par son armure, l’acteur est complètement en phase avec ce personnage dément.
On ne saurait mieux résumer le film qu’en reprenant la phrase d’un jeune prince indien réduit à l’esclavage qui déclare « nous ne pouvons nous battre contre vous, nous vous regardons vous détruire ».

Le silence de Lorna

Jusqu’où est on prêt à aller pour s’en sortir quand on est soit même une victime ?
Ken loach avait brillamment illustré cette question avec It’s a free world, et les frères Dardenne en ont fait l’un de leurs thèmes récurrents.
Lorna est une jeune albanaise mariée à un drogué belge dans le seul but d’obtenir la nationalité de son mari. Elle doit effectuer la même démarche avec un riche russe pour que celui-ci devienne belge à son tour en échange d’une forte somme d’argent. Mais pour cela, il faut que son mari actuel disparaisse…
Le silence de Lorna est autant un film sur la culpabilité, la responsabilité qu’un film social. Porté par une étonnante Arta Dobroshi, l’une des faiblesses du film provient pourtant du reste de la distribution. Jérémie Rénier, malgré ses kilos en moins et ses efforts convainc à peine en drogué qui essaie de décrocher. Quand au personnage de Fabio, sensé représenter la pègre, il dégage plus de sympathie qu’un réel sentiment de danger pour Lorna.
Alors que les réalisateurs prennent souvent leur temps pour filmer des scènes qui auraient pu être plus épurées, ils usent en revanche de redoutables ellipses pour faire avancer l’histoire. La mort de Claudy est ainsi expédiée de manière tellement rapide qu’il nous faut quelques secondes pour se rendre compte qu’il n’est plus de ce monde. Le film renferme néanmoins des moments forts, comme cette scène où Lorna fait l’amour à Claudy comme on sauve quelqu’un de la noyade.
Le silence de Lorna est un film nécessaire de part la réalité qu’il dépeint, un film sensible et intéressant, mais dans lequel on peine à complètement s’immerger.

mercredi 24 septembre 2008

Martyrs

Le nouveau film de Pascal Laugier est l’un des plus attendu de l’année.
Cette attente est en grande partie suscitée par l’interdiction aux moins de 18 ans, donc de quasi censure, dont il a failli être victime avant un tardif revirement de la commission de censure.
Si cette interdiction scandaleuse n’est en aucun cas justifiée, force est de constater qu’en effet, Martyrs n’est pas à mettre entre toutes les mains. D’une violence physique et psychologiques extrêmes, Martyrs est un film aux multiples facettes dont on ressort en ne sachant que penser.
Le film brasse différents thèmes et touche à plusieurs genres. Films de vengeance, de monstre, de torture, réflexion sur la souffrance, le final n’apporte aucune réponse aux questions sensibles qui sont abordées.
Entre recherche de la vérité et justification indéfendable de l’usage de la torture, on en ressort en se demandant si l’on a assisté à une expérience quasi mystique ou à une tentative fumeuse d’explication de la violence brutale qui nous est montrée, et que l’on devine être celle que ressentait le réalisateur lors de l’écriture du scénario.
Pascal Laugier a cependant le mérite de ne pas tomber dans le piège de la facilité et de la vulgarité, et de ne pas surfer sur la vague des films de tortures actuellement en vogue. En effet, alors que l’on assiste à l’enfermement de jeunes filles violentées, le film ne comporte aucun sévice sexuel. De même, les scènes où Anna est tabassée sont brutales, traumatisantes mais en aucune cas exagérées dans l’étalage gore, dans le contexte du film bien entendu.
A la différence des Saw, la violence que montre le réalisateur n’est pas fun ni exutoire pour le spectateur. A la manière d’Irréversible, elle fait mal et ne suscite que l’aversion.
Martyrs est scindé en deux parties assez distinctes.
Dans la première, nous suivons le parcours de deux filles paumées qui se sont connue à l’orphelinat. L’une d’elle a été séquestrée et torturée. Elle est parvenue à s’enfuir mais elle est depuis poursuivie par une créature que l’on devine être la matérialisation de ses peurs. Croyant reconnaitre ses tortionnaires, elle massacre une famille modèle et appelle son amie à la rescousse.
Commence alors un second film, dont l’ambiance des longs couloirs froids de la prison n’est pas sans rappeler Saint Ange. Lucie passe le relais à Anna et l’histoire se répète. Mais autant la première était une expérience ratée, autant Anna se révèlera être une réussite pour le groupe mystérieux qui poursuit ses monstrueuses recherche dans un seul but, découvrir ce qu’il y a après la mort.
Et c’est face à cette révélation, ou plutôt à cette non réponse que nous laisse pantelant le réalisateur. Tout cela est vain et il faut recommencer le cycle des souffrances. Martyrs peut être interprété comme un film radicalement religieux (les martyrs ont la chance d’accéder au Paradis qui est tellement beau qu’il faut le rejoindre immédiatement), ou au contraire profondément athée (il n’y a rien après la mort, tout cela est vain et ces souffrances n’ont servi à rien).
Rares sont les films à ce point percutants que l’on ne sait pas si on l’aime ou on le déteste, ce que l’on doit en penser et comment l’interpréter. Rien que pour cela, Martyrs devait être vu.

lundi 22 septembre 2008

Les jeux vidéo sont ils dangereux ?

Je souhaite réagir à propos d’un flash d’information entendu dimanche matin 21 septembre 2008 à 9H sur France Inter et qui m’a profondément agacé. Voici les faits en substance : un enfant de 13 ans a été arrêté alors qu’il mettait le feu à une troisième voiture. L’adolescent était fan du jeu vidéo ultraviolent GTA 4 et se serait inspiré de ce jeu pour commettre ses actes.

Quelques points de détail pour commencer. Je ne pense pas que l’on puisse qualifier GTA 4 comme ultraviolent, bien que cette notion, je vous l’accorde, soit subjective. Moralement discutable peut être dans la mesure où l’on incarne un truand, mais ultraviolent me semble un peu disproportionné.Deuxièmement, il faut savoir pour lier les faits entre eux que le principe de base de GTA (Gran Theft Auto) est de voler des voitures pour se déplacer en ville, pas de les brûler…

Enfin, et c’est le point le plus important, GTA 4 est un jeu interdit aux moins de 18 ans. Ce qui signifie que, théoriquement, un adolescent de 13 ans ne devrait pas passer ses journées devant un jeu de ce type. Et c’est là que se trouve, à mon avis, le nœud du problème.

Je ne pense pas que la cause principale de ce délit soit le jeu en lui-même comme le prétendait clairement le journaliste, mais bien l’usage que l’on a permis à ce jeune d’en faire. Je serais assez curieux de connaitre l’environnement familial, social et scolaire de ce garçon. La responsabilité de son acte n’incombe telle pas davantage à ceux qui n’ont pas su lui imposer les limites de l’usage qu’il doit faire d’un jeu vidéo (limitation du temps passé devant sa console ou simplement interdiction puisque le jeu ne lui est apparemment pas destiné) ? Je ne juge pas les parents ou l’entourage de ce jeune car je ne les connais pas, mais il me semble un peu facile et pour tout dire démagogique de stigmatiser un jeu vidéo en lieu et place de l’autorité parentale. Ce type de discours est de plus en plus généralisé et concerne de la même manière les films d’horreur, le hard rock ou le rap pour ne parler que de cinéma ou de musique.

Je suis moi-même un joueur occasionnel et à ce titre je connais les risques de dépendance, de troubles physiques ou même psychologiques que peuvent entrainer de longues heures passées devant un jeu vidéo. Je ne les nie pas, ils sont réels, c’est d’ailleurs pour cela que des interdictions à certaines tranches d’âge ou des recommandations d’utilisation sont clairement indiquées sur les jaquettes. Mais lorsque le journaliste indique que des milliers de licences de GTA 4 ont été vendues en France et sous entend par là, vu son discours préalable, que des milliers d’incendiaires ou de meurtriers en puissance sont peut être en train de naitre, je trouve le discours irresponsable.

Un enfant mangera du chocolat jusqu’à s’en rendre malade si personne ne lui dit d’arrêter, faut il pour cela déclarer le chocolat danger à la santé publique ? Encore une fois, il est plus facile de blâmer la violence au cinéma ou dans les jeux vidéo que d’analyser les véritables problèmes qui mènent au drame. Un enfant qui brûle des voitures après avoir joué à GTA 4 l’aurait de toute manière surement fait après avoir vu un film ou regardé les informations à la télévision. Il y a un problème, c’est évident, mais je doute qu’il se trouve du coté des jeux vidéos.