Débuter
le film par la scène la plus réussie qui se trouve être également le fer de lance
de la bande annonce c’est prendre le risque de décevoir par la suite, et c’est
l’un des travers que n’évite pas cette comédie par ailleurs bien troussée sur
les coulisses de la Comédie-Française.
Suite à une première séquence quasi
surréaliste portée par les excellents Guillaume Gallienne et Pauline Clément
qui laissait augurer un humour absurde et décalé, De la Comédie-Française se cale
sur un style quasi documentaire pour explorer les dessous d’une première et d’une
manière plus générale de la façon dont on monte une pièce de théâtre. Après un
tour d’horizon des différents personnages, l’intrigue aligne les galères assumées
avec un calme olympien par une Pauline Clément qui reste la véritable
révélation de ce film choral.
Malgré quelques fautes de goût dont le personnage
de Nadine en mamie fumeuse de joint déjà vue cent fois, De la Comédie-Française
se révèle une très bonne surprise grâce à la complicité évidente d’une troupe
soudée autant par l’amour du théâtre que par les embuches rencontrées au cours
des trois heures précédent le levé de rideau.
Jamais hautaine, jusque dans sa
durée ramassée sur une heure quinze, la comédie de Martin Darondeau et Bertrand
Usclat joue bien évidemment avec les stéréotypes et pêche parfois par le
caractère répétitif de l’action, mais a le mérite de dépoussiérer avec un goût
de l’auto-dérision bienvenu une institution que l’on n’a jamais vue d’aussi
prés.






