samedi 11 avril 2026

Wedding Nightmare : deuxième partie

Hasard du calendrier ou flemme des scénaristes, la suite directe du Wedding Nightmare de 2019 sort à quelques semaines d’intervalle du film de Kirill Sokolov They will kill you avec lequel il présente plus d’une similarité. 
Une héroïne badass obligée d’affronter contre son gré une secte d’adorateurs du démon, l’irruption d’un sœur abandonnée quelques années plus tôt, un lieu clos dont il faut s’évader, un mélange de gore débridé et de comédie horrifique, et enfin des seconds rôles emblématiques, Heather Graham et Patricia Arquette pour They will kill you, Sarah Michelle Gellar, Elijah Wood et David Cronenberg qui semblent s’amuser comme des fous pour Wedding Nightmare : deuxième partie. 
Mais là où le film de Kirill Sokolov s’enfermait dans une boucle répétitive en massacrant trois ou quatre fois les mêmes protagonistes, Matt Bettinelli-Olpin et Tyler Gillett réussissent, avec l’introduction du personnage de Faith incarnée par la pétillante Kathryn Newton, à compenser l’effet de surprise du premier épisode et redynamiser ce qui s’apparentait jusqu’alors à une sympathique série B. 
Nous voilà donc repartis aux coté de Grace et de sa sœur pour un réjouissant jeu de massacre face à une communauté de puissants aussi riches et influents que dépravés. Et au-delà d’un jeu d’acteurs en tout point réjouissant, de dialogues qui font mouche (ce qui manquait cruellement à They will kill you) et de mises à mort toujours plus funs (mention spéciale à la machine à laver), les réalisateurs réussissent, par un jeu maitrisé d’écriture et de mise en scène, à faire aussi bien exister chaque membre des différentes familles avec leurs singularités et leurs oppositions, que le couple dysfonctionnel incarné par les sœurs MacCaulley. 
Au terme d’un final apocalyptique directement issu d’un croisement improbable entre les productions Hammer et la trilogie des Mères de Dario Argento, on quitte la salle et Grace le sourire aux lèvres, en se demandant si elle arrivera enfin à fumer tranquillement cette satanée cigarette.  

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