They will kill you ne mise pas tout sur
son scénario, c’est le moins que l’on puisse dire. Tout commence au Virgil, un
mystérieux hôtel qui pourrait être l’exact opposé du Continental cher à John
Wick. Ici tout est permis pour survivre, c’est ce que va expérimenter Asia
Reaves, une jeune femme tout juste sortie de prison à la recherche de sa jeune sœur.
A partir de là, l’histoire nous est distillée par chapitres mais c’est surtout à
un incroyable jeu de massacre que nous convie le réalisateur russe Kirill
Sokolov.
Puisant à de multiples références aussi bien visuelles que
contextuelles, de Kill Bill à The Raid en passant par Nuits de cauchemars, They
will kill you enchaine les mises à mort brutales et graphiques, la chorégraphie
du premier combat entre Asia Reaves et ses agresseurs dans sa chambre est d’ailleurs
particulièrement réussie, avant de s’enfermer dans un cycle répétitif du fait
même des ennemis que la jeune femme doit affronter.
Passant assez rapidement du
home invasion à la comédie horrifique, puis au délire le plus total, voir à ce
sujet la poursuite effrénée entre l’œil de l’infortunée mais coriace Heather Graham
et le personnage interprété par Zazie Beetz, They will kill you se clôt dans un
foutoir général, un pandémonium sous stéroïde et influence des films de kung-fu
où plus rien n’a d’importance, et surtout pas les multiples sévices subis par
des protagonistes visiblement invincibles.
Si le film lorgne vers l’énergie et
l’esprit subversif des premiers longs métrages de Peter Jackson et Sam Raimi,
il souffre néanmoins d’une pauvreté de dialogues d’autant plus préjudiciable
que la plupart des scènes appelaient des punchlines bien badass pour faire
mouche.
Jouissif au dixième degrés, généreux et animé des meilleures
intentions, They will kill you finit néanmoins par tourner en rond en nous
laissant aussi épuisé que dubitatif devant une telle débauche d’énergie.

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