Ong-bak en 2003 puis The Raid 1 et 2
en 2011 et 2014 avaient, chacun à leur manière, durablement marqué le cinéma d’action
asiatique en renouvelant le genre avec une violence débridée et une
chorégraphie des combats jusqu’à lors peu courante sur grand écran. Et voici
que débarque The Furious du japonais et ancien cascadeur Kenji Tanigaki avec
son scénario aussi épais qu’une feuille de papier à cigarette, son envie d’en
découdre et sa générosité sans borne.
Car sous couvert d’une vengeance croisée,
du sauvetage d’une enfant et de la mise à mal d’un réseau pédophile, c’est bien
de baston pure et dure dont il est question.
Porté par une pléiade d’artistes martiaux
parmi lesquels nous retrouvons l’inoxydable Yayan Ruhian déjà présent dans The
Raid 1 et 2 mais également The night comes for us et John Wick Parabellum
(excusez du peu), The Furious déroule avec une précision de métronome ses
morceaux de bravoure dont l’objectif principal semble être de trouver le moyen
le plus incongru de fracasser la tête de son adversaire. Masse, arc, marteau
mais également échelle ou vélo, tout y passe dans un déluge de coups et de
corps enchevêtrés.
Moins frontal que The Raid dans sa violence, The Furious
mise avant tout sur l’originalité de ses combats avec un côté cartoon (l’affrontement
final par bicyclettes interposées, le doigt croqué ou le chauve indestructible)
sans pour autant épargner des cascadeurs et des combattants dont la longévité
dans l’arène force le respect.
Efficacement mené et incarné par des personnages
marquants, The Furious fait preuve d’une générosité et d’une maitrise des
scènes martiales qui force le respect et le place d’emblée dans le panthéon des
films références en déboitage de mâchoires.

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