Que restera-t-il de cette adaptation
du best-seller de Freida McFadden une fois sorti de la salle ?
Le goût
d’un burger un peu trop gras, roboratif et plaisamment régressif mais
décidément trop lourd à digérer.
Le script aurait pu surprendre s’il n’arrivait
pas après deux décennies de thrillers domestiques à tendance parano mais Paul
Feig n’est ni Paul Verhoeven ni David Fincher et malgré les efforts conjugués
d’un duo d’actrices investies (Sydney Sweeney est une fois de plus réduite à
son physique de it girl et Amanda Seyfried semble s’amuser comme une folle à
péter un câble toutes les dix minutes), on a davantage l’impression de
visionner un téléfilm de seconde partie de soirée que le digne successeur de
Gone Girl.
Adoptant une réalisation sans grand relief, Paul Feig se repose sur
les ingrédients qui ont fait le succès de ses glorieux prédécesseurs, à savoir
un soupçon d’érotisme soft lorsque la caméra s’attarde sur les fesses de Brandon
Sklenar ou la poitrine de Sydney Sweeney, une pointe de férocité somme toute
très maitrisée dans sa seconde partie, une violence respectable et un
retournement de situation que nous voyons arriver (pour ceux qui n'ont pas lu
le roman) dés la première demi-heure.
SPOILERS - A force de souligner à grand
renfort de signaux lumineux la respectabilité d’Andrew et la folie de Nina, on
se doute bien que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être et qu’une
vérité alternative va nous être dévoilée dans la dernière ligne droite. - FIN DES
SPOILERS
On mentirait en soutenant passer un mauvais moment pendant les deux
heures quinze de cette Femme de ménage dont de nombreuses scènes s’étirent
pourtant plus que de raisons.
C’est divertissant, gentiment méchant en
écornant, à peine, des personnages tout droit échappés de Desperate Housewives,
mâtiné d’un semblant de girlpower pour faire bonne figure et au final tout à
fait inoffensif.

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