lundi 12 janvier 2026

La femme de ménage

Que restera-t-il de cette adaptation du best-seller de Freida McFadden une fois sorti de la salle ? 
Le goût d’un burger un peu trop gras, roboratif et plaisamment régressif mais décidément trop lourd à digérer. 
Le script aurait pu surprendre s’il n’arrivait pas après deux décennies de thrillers domestiques à tendance parano mais Paul Feig n’est ni Paul Verhoeven ni David Fincher et malgré les efforts conjugués d’un duo d’actrices investies (Sydney Sweeney est une fois de plus réduite à son physique de it girl et Amanda Seyfried semble s’amuser comme une folle à péter un câble toutes les dix minutes), on a davantage l’impression de visionner un téléfilm de seconde partie de soirée que le digne successeur de Gone Girl. 
Adoptant une réalisation sans grand relief, Paul Feig se repose sur les ingrédients qui ont fait le succès de ses glorieux prédécesseurs, à savoir un soupçon d’érotisme soft lorsque la caméra s’attarde sur les fesses de Brandon Sklenar ou la poitrine de Sydney Sweeney, une pointe de férocité somme toute très maitrisée dans sa seconde partie, une violence respectable et un retournement de situation que nous voyons arriver (pour ceux qui n'ont pas lu le roman) dés la première demi-heure. 
SPOILERS - A force de souligner à grand renfort de signaux lumineux la respectabilité d’Andrew et la folie de Nina, on se doute bien que les choses ne sont pas ce qu’elles semblent être et qu’une vérité alternative va nous être dévoilée dans la dernière ligne droite. - FIN DES SPOILERS 
On mentirait en soutenant passer un mauvais moment pendant les deux heures quinze de cette Femme de ménage dont de nombreuses scènes s’étirent pourtant plus que de raisons. 
C’est divertissant, gentiment méchant en écornant, à peine, des personnages tout droit échappés de Desperate Housewives, mâtiné d’un semblant de girlpower pour faire bonne figure et au final tout à fait inoffensif.

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